Le fabricant européen d’équipements militaires KNDS envisage d’acquérir plusieurs usines automobiles en Allemagne afin d’augmenter ses capacités de production, rapporte Der Spiegel. Les discussions portent sur le site Mercedes de Ludwigsfelde ainsi que sur l’usine Volkswagen d’Osnabrück.
L’objectif serait de convertir ces installations, aujourd’hui destinées à la fabrication de véhicules civils, en sites de production de blindés et d’autres équipements militaires. L’industrie automobile allemande traverse une période difficile, tandis que le secteur de la défense bénéficie d’une forte dynamique liée à l’augmentation des dépenses militaires en Europe.
D’après Der Spiegel, KNDS prévoit d’investir environ un milliard d’euros dans le développement de ses capacités industrielles au cours des prochaines années. Le groupe chercherait ainsi à répondre à la demande croissante des armées européennes en chars et en véhicules blindés.
Le média allemand indique également qu’un important contrat pourrait bientôt être attribué par la Bundeswehr. Celui-ci concernerait la livraison de 3 000 véhicules blindés à roues Boxer. Malgré l’augmentation des capacités de production à Munich, où KNDS peut désormais fabriquer jusqu’à dix Boxer par mois, ce rythme resterait insuffisant pour « honorer une commande d’une telle ampleur ».
Parallèlement, l’Allemagne poursuit l’adaptation de certaines infrastructures stratégiques aux besoins militaires. Le 2 mai, Bloomberg rapportait que le port de Bremerhaven, considéré comme le plus grand port automobile d’Europe, allait être modernisé dans cette perspective. Un investissement de 1,35 milliard d’euros est prévu, notamment pour renforcer les capacités de chargement d’équipements lourds comme les chars Leopard de 60 tonnes.
