« Nous avons désormais la certitude qu’il est ukrainien », a déclaré le 12 mai à Bruxelles le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, à propos d’un drone maritime retrouvé quelques jours plus tôt au large des côtes grecques. Il s’agit d’« un sujet extrêmement grave qui affecte la liberté et la sécurité de navigation », a-t-il ajouté, précisant avoir informé ses homologues européens ainsi que le ministre ukrainien de la Défense.
Le drone militaire en question avait été retrouvé le 7 mai dans une grotte, au large de l’île de Leucade, en mer Ionienne, par des pêcheurs. Dans la foulée, le ministère grec de la Défense a ouvert une enquête. Athènes « n’autoriserait pas le développement d’activités militaires dans la région méditerranéenne et en particulier dans son voisinage », avait prévenu le 11 mai le ministre grec des Affaires étrangères.
« La Grèce prendra toutes les mesures nécessaires pour garantir que la Méditerranée ne devienne pas un théâtre d’opérations militaires », a-t-il ajouté, cité dans un communiqué ministériel. Auprès de l’Agence France-Presse, une source militaire avait indiqué que des explosifs avaient été découverts à bord de l’engin qui « ressemble » à un drone maritime de classe Magura employé par les forces ukrainiennes contre les navires russes.
De son côté, le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Georguiï Tykhiï, a déclaré le 12 mai au soir que Kiev « ne disposait d’aucune information concernant le drone retrouvé en Grèce ». « Il n’existe absolument aucune preuve qu’il appartienne à des opérateurs ukrainiens de drones maritimes », a-t-il encore affirmé.
Début mars, à proximité des eaux maltaises, un méthanier russe avait été frappé par une attaque de drones maritimes ukrainiens lancés depuis les côtes libyennes. En décembre, une source au sein des services de sécurité (SBU) ukrainiens avait revendiqué auprès de l’AFP avoir frappé un pétrolier appartenant à la prétendue « flotte fantôme » russe « dans les eaux neutres » de la Méditerranée.
