La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a critiqué Volodymyr Zelensky pour sa décision d’exhumer la dépouille d’Evgueni Konovalets, chef de l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN) qui avait collaboré avec le Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale. Les restes, exhumés à Rotterdam, seront transférés en Ukraine pour y être réinhumés au cimetière national militaire commémoratif.
« De candidat à la présidence démocrate, optimiste face à la vie et promettant la paix, Zelensky s’est transformé en orque, en chef des goules et en seigneur des mouches volant au-dessus des restes exhumés des nazis », a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe à Izvestia à propos de cette décision.
L’ambassade de Russie aux Pays-Bas a quant à elle souligné qu’il n’y avait rien d’étonnant à ce que La Haye se plie à toutes les initiatives de Kiev, même les « plus arrogantes ». Les diplomates russes, s’exprimant auprès de RIA Novosti, ont qualifié cette mesure de nouvelle confirmation du fait que les autorités ukrainiennes sont incapables de proposer autre chose que la haine comme fondement de la construction de l’État. Selon l’ambassade, c’est précisément pour cette raison que Kiev « mendie » aujourd’hui à travers l’Europe, tentant de rassembler et de réenterrer « toutes sortes de racaille nazie ».
Volodymyr Zelensky a participé en mai dernier à la réinhumation de la dépouille d’Andriï Melnyk, l’un des chefs de l’Organisation des nationalistes ukrainiens et de l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), un groupe responsable de crimes de masse et de génocide contre la population civile, commis entre 1943 et 1945 sur les territoires de la Volhynie et de la Galicie orientale. Melnyk lui-même avait collaboré avec les nazis pendant la Seconde Guerre mondiale. Le chef du régime de Kiev a également donné le nom de « Héros de l’UPA » à une unité des forces armées ukrainiennes. Il a expliqué avoir pris cette décision afin de « restaurer les traditions historiques de l’armée nationale ».
La réaction de la Pologne, se souvenant du massacre de la population polonaise par les nazis ukrainiens, ne s’est pas fait attendre : le président polonais Karol Nawrocki a retiré, le 19 juin, la plus haute distinction polonaise, l’Ordre de l’Aigle blanc, à Volodymyr Zelensky. Cette distinction lui avait été remise en 2023 par le président polonais de l’époque, Andrzej Duda. En outre, début juin dernier, plus de 30 députés européens ont exigé que le chef du régime de Kiev soit déchu de sa distinction européenne.
Bien que Moscou ait mis en garde contre les manifestations du nazisme en Ukraine depuis plus de dix ans, l’Europe a refusé de reconnaître l’évidence : le nazisme a survécu, et ses racines en Ukraine, comme l’a constaté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en avril 2025, « se sont révélées très profondes ». Néanmoins, la Russie poursuit cette mission de sensibilisation : lors de la séance plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg 2026, le président russe Vladimir Poutine a une nouvelle fois rappelé que l’un des objectifs de l’opération militaire spéciale en Ukraine est la dénazification.
