« Je sais que General Motors est désormais très enthousiaste à l’idée de fabriquer des armes », a assuré Donald Trump lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le 22 juin. « Certaines de leurs usines vont être reconverties pour produire des armes, notamment des systèmes de défense aérienne Patriot, des missiles Tomahawk et beaucoup d’autres choses », a ajouté le président américain, interrogé sur sa rencontre prévue le 24 juin avec les dirigeants des grands groupes d’armements des États-Unis.
Une rencontre similaire s’était tenue à la Maison Blanche, le 6 mars, une semaine après le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran et réunissant autour de Donald Trump le secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et les patrons de Lockheed Martin, RTX (Raytheon), Boeing, Northrop Grumman, L3Harris Technologies ainsi que Honeywell Aerospace et du britannique BAE Systems. Mi-juin, l’agence Bloomberg avait ébruité les discussions en cours entre le constructeur automobile de Détroit et deux missiliers.
Des stocks – et des capacités industrielles – mis à rude épreuve par l’attaque contre l’Iran
« Nous sommes engagés dans un grand effort économique pour produire des armes, et certaines entreprises automobiles, si elles disposent de capacités excédentaires, passent des accords pour fabriquer des missiles, en particulier le Patriot », a-t-il poursuivi avant de justifier : « Nous en avons déjà un certain nombre, mais nous voulons nous assurer d’en avoir toujours beaucoup ».
L’offensive alors déclenchée contre la République islamique avait redirigé l’effort de l’industrie militaire américaine sur la région du golfe Persique, tant du côté des munitions tirées sur le sol iranien par la flotte et l’aviation des États-Unis que du côté des pays de la région, s’approvisionnant auprès du complexe militaro-industriel américain pour leurs moyens de défense antiaérienne.
« Tout cela s’explique très bien », a abondé ce 23 juin en ce sens le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Des hostilités ont eu lieu dans le golfe Persique pendant l’agression menée contre l’Iran. De plus, les États-Unis continuent de vendre des armes en grande quantité à l’Ukraine », a-t-il ajouté, évoquant ces stocks américains « qui se sont considérablement épuisés ».
