Le gouvernement marocain compte renforcer son budget 2026 avec une enveloppe supplémentaire de 20 milliards de dirhams (près de 2 milliards de dollars) afin de faire face aux conséquences économiques du conflit au Moyen-Orient, selon une source gouvernementale citée, le 14 mai, par Reuters.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes perturbations d’approvisionnement énergétique mondial provoquées par la guerre dans la région. Une situation particulièrement sensible pour le Maroc, fortement dépendant des importations de pétrole, de gaz et de charbon, et qui ne dispose plus de capacités nationales de raffinage.
Le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a confirmé l’existence de ces ajustements budgétaires sans en préciser le montant. Selon lui, cette mesure vise à « allouer les réserves nécessaires pour faire face aux conséquences potentielles de la situation actuelle, notamment en matière de soutien au pouvoir d’achat des citoyens ».
Le plan prévoit notamment le maintien des subventions destinées à stabiliser les prix du gaz domestique, des transports publics et des tarifs de l’électricité. Le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, avait indiqué le mois dernier que les aides consacrées aux transports publics et à l’électricité coûtaient environ 648 millions de dirhams par mois à l’État.
Une partie des fonds supplémentaires sera également destinée à financer les mesures liées aux inondations qui ont touché le nord du Royaume durant l’hiver, ainsi qu’à couvrir d’autres dépenses imprévues liées à la conjoncture économique internationale.
