Une réunion du mécanisme de concertation trilatéral sur la Libye, tenue au Caire, a réuni les chefs de la diplomatie tunisienne, algérienne et égyptienne autour de la crise libyenne et des perspectives de règlement politique sous l’égide des Nations unies.
Ont participé à cette rencontre le ministre algérien des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, le ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Expatriés égyptiens, Badr Abdel-Ati, ainsi que le ministre tunisien des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti.
Dans un communiqué conjoint publié le 21 mai, les trois responsables ont souligné « l’importance et la centralité du principe d’appropriation et de conduite, par les Libyens, du processus de règlement politique de la crise que traverse leur pays ».
Appel au dialogue et à des élections
Les chefs de la diplomatie ont appelé les différentes parties libyennes à s’engager activement dans un processus politique faisant « prévaloir la sagesse et le dialogue » et plaçant « les intérêts supérieurs du pays au-dessus de toute autre considération ».
Afin de mettre fin à une « crise qui a trop duré », ils ont plaidé pour l’organisation d’élections présidentielle et législatives susceptibles de « tourner définitivement la page des divisions ».
Les ministres ont également insisté sur la nécessité d’une réconciliation nationale inclusive, tout en soulignant le caractère « indissociable » de la sécurité et du développement dans le règlement de la crise libyenne.
Rejet de l’ingérence étrangère
Les trois pays ont réaffirmé leur rejet de toute ingérence étrangère dans les affaires libyennes, estimant que ces interventions ont contribué à prolonger la crise, accentuer les divisions politiques et institutionnelles et compromettre les chances d’aboutissement du processus politique.
Selon eux, ces ingérences représentent également une menace pour la sécurité et la stabilité non seulement de la Libye, mais aussi de l’ensemble des pays voisins.
Les ministres ont appelé, dans ce contexte, au retrait des mercenaires et des combattants étrangers du territoire libyen, à la consolidation du cessez-le-feu, au soutien de la commission militaire conjointe ainsi qu’à la réunification des institutions militaires et sécuritaires.
Les trois chefs de la diplomatie ont par ailleurs insisté sur la nécessité de poursuivre la coordination entre la Tunisie, l’Algérie et l’Égypte avec les efforts des Nations unies, de la Ligue arabe et de l’Union africaine concernant le dossier libyen.
Ils ont enfin réaffirmé leur soutien au peuple libyen « dans la concrétisation de ses aspirations légitimes à la sécurité, à la stabilité et au développement ».
Une prochaine réunion du mécanisme trilatéral doit se tenir à Tunis à une date qui sera fixée ultérieurement.
