Selon un article du Wall Street Journal paru le 11 mai, les Émirats arabes unis auraient directement participé à des opérations militaires contre l’Iran au mois d’avril, en marge des frappes attribuées aux États-Unis et à Israël.
Le quotidien américain, citant des sources anonymes, affirme que ces attaques auraient visé des installations pétrolières situées sur l’île iranienne de Lavan, dans le Golfe. Les informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante, notamment concernant le calendrier précis des opérations.
Des systèmes de défense israéliens aux Émirats
Ces frappes non revendiquées s’inscriraient dans un cycle de représailles particulièrement tendu. Après les attaques sur ces infrastructures, l’Iran aurait riposté en ciblant plusieurs positions au Koweït et aux Émirats arabes unis. Dans le même contexte, Téhéran avait intensifié ses tirs de missiles et de drones en réponse à l’offensive israélo-américaine lancée fin février contre la République islamique, élargissant ainsi le conflit à plusieurs pays du Golfe.
Les Émirats ont été l’un des États les plus exposés à ces attaques, avec plus de 550 missiles balistiques, des dizaines de missiles de croisière et plus de 2 000 drones interceptés selon leurs autorités. Malgré l’efficacité des systèmes de défense, certaines frappes ont atteint des infrastructures énergétiques et des zones civiles, causant des pertes humaines et remettant en question la perception de stabilité du pays, notamment à Dubaï, centre financier et touristique majeur de la région.
Parallèlement, des responsables américains ont confirmé un renforcement de la coopération sécuritaire entre alliés régionaux. Selon plusieurs sources, Israël aurait notamment déployé des systèmes de défense antimissile et du personnel militaire aux Émirats pour les aider à contrer les attaques iraniennes. Cette coopération s’inscrit dans le cadre des accords d’Abraham et d’une coordination militaire renforcée face à la menace de drones et de missiles dans la région.
Enfin, les Émirats semblent avoir adopté une posture plus offensive et plus assumée que certains de leurs voisins du Golfe dans leur confrontation avec l’Iran, dans un contexte de fragmentation sécuritaire croissante et de multiplication des opérations indirectes entre puissances régionales.
