Trois pilotes iraniens « ont été capturés vivants par les forces qataries » après le crash de leurs avions Su-24 le 2 mars, a déclaré le général Mohammad Bagherzadeh, chef du Comité de recherche des personnes disparues auprès des forces armées du pays, dans une lettre adressée à Mirjana Spoljaric Egger, présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), et relayée par des médias iraniens.
« Javad Salehi, Abdolmajid Dashtian et Omran Behraveshian ont été capturés vivants par les forces qataries. Malheureusement, six mois se sont écoulés depuis, et le gouvernement qatari continue de bafouer les droits inaliénables de ces prisonniers, en violation de toutes les lois et réglementations internationales », peut-on lire dans ce courrier où l’officier d’état-major iranien fait part au CICR de la « profonde préoccupation » de son organisation « quant à la situation ».
« Malgré tous les efforts diplomatiques et les démarches entreprises, il leur est interdit de rencontrer leurs familles et les responsables chargés du suivi, de s’entretenir avec elles ou de les contacter », a-t-il fait part à la diplomate suisse.
Raid contre Al-Udeid : un corps rapatrié fin juillet
Fin juillet, l’agence Fars avait annoncé le rapatriement du corps du général de brigade Majid Kazemi « pilote d’un des chasseurs Sukhoi-24 iraniens ayant infligé de lourds dégâts à la base américaine d’Al-Udeid au Qatar » lors de l’attaque du 2 mars.
Le 5 mars, citant des sources informées de l’opération, la chaîne américaine CNN avait révélé que deux Su-24 avaient été abattus par la chasse qatarie, alors qu’ils se trouvaient « à deux minutes » de vol de la base américaine d’al-Udeid « qui abrite habituellement 10 000 militaires américains, et Ras Laffan, une installation clé de traitement du gaz naturel et un pilier de l’économie qatarie ».
Quelques jours plus tôt, le 28 février, les États-Unis et Israël avaient lancé leur offensive contre l’Iran, tuant d’entrée le guide suprême de la Révolution islamique, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que des dizaines de hauts responsables iraniens. Téhéran avait riposté en tirant des missiles et des drones vers l’État hébreu et des bases américaines à travers la région.
