Les violences se sont intensifiées le 24 mai dans le sud du Liban, où l’armée israélienne a mené une série de frappes particulièrement soutenues dans la région de Nabatiyé. Plusieurs quartiers ont été visés, dont celui dit du « Maslakh », tandis que de nouveaux ordres d’évacuation ont été diffusés à l’encontre de villages entiers, avant d’être suivis de bombardements.
Des secouristes du Comité sanitaire islamique, lié à Hezbollah, ont également été pris pour cible : l’un a été tué et deux autres blessés lors d’un double raid à Arabsalim.
Une trêve qui n’en est pas une
Dans la journée, plusieurs frappes de drones ont fait de nombreuses victimes dans différentes zones du sud, notamment à Nabatiyé, Bint Jbeil et vers Tyr. Des civils circulant à moto ou en scooter figurent parmi les morts, tandis que des habitations et infrastructures ont été endommagées. À Arabsalim, une autre frappe a tué une personne, et un centre lié aux scouts al-Rissala a été touché sans faire de victimes. Plus au sud, des bombardements ont également frappé Bazouriyé et d’autres localités côtières.
La nuit précédente, la région de Nabatiyé avait déjà été intensément bombardée, notamment un centre de la Défense civile, entièrement détruit mais évacué à temps, ainsi que plusieurs sites économiques et routes stratégiques. Dans la Békaa, des frappes ont aussi touché des zones habitées et commerciales, provoquant incendies et destructions. À Tyr, des attaques ont fait des blessés et des disparus au sein de familles.
De son côté, le Hezbollah a revendiqué plusieurs attaques contre des positions militaires israéliennes près de la frontière, confirmant la poursuite des affrontements malgré les tentatives de cessez-le-feu. Depuis plusieurs semaines, la trêve partielle n’a mis fin ni aux échanges de tirs ni aux bombardements croisés, laissant la région dans une instabilité persistante.
