Réuni le 27 juin au Pôle scientifique et technologique Chahid Abdelhafid-Ihaddaden, à Alger, le Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger a tenu sa première session officielle. Cet événement marque une étape importante dans la volonté de l’État algérien de structurer ses relations avec sa diaspora scientifique, longtemps restées informelles et dispersées.
La création de ce conseil a été décidée lors du Conseil des ministres du 21 juin 2026, présidé par Abdelmadjid Tebboune. Placée sous la tutelle directe de la présidence de la République et dotée d’une autonomie administrative et financière, cette nouvelle instance a pour objectif de créer un cadre stable et organisé de coopération avec les scientifiques algériens établis à l’étranger.
L’enjeu est de mobiliser ces compétences pour soutenir les efforts de développement national. Le gouvernement souhaite notamment s’appuyer sur les chercheurs, ingénieurs et experts algériens installés à travers le monde dans des secteurs stratégiques comme l’industrie, l’énergie, le numérique et la recherche scientifique.
Mobiliser les compétences algériennes du monde entier
Le président de la République a souligné à plusieurs reprises l’importance de cette diaspora qualifiée. Il a rappelé que l’Algérie était « fière de ses compétences, où qu’elles se trouvent », et a exprimé sa volonté de leur ouvrir davantage les portes de la coopération avec les institutions nationales.
Cette initiative a été bien accueillie par plusieurs associations de la diaspora, notamment en France et en Belgique. Le Mouvement dynamique des Algériens de France (MOUDAF) a salué une « avancée majeure », estimant qu’elle traduit une reconnaissance officielle du rôle des compétences algériennes à l’étranger dans la construction du pays.
Au-delà de cette annonce, le projet s’inscrit dans une série de réformes visant à moderniser l’État et à renforcer la place de la connaissance et de l’innovation. Sa réussite dépendra toutefois de sa mise en œuvre concrète et de la capacité des autorités à transformer cette volonté politique en collaborations réelles et durables avec la diaspora scientifique.
