L’ex-président sénégalais, Macky Sall, a prononcé, le 22 avril, un discours devant les représentants des pays membres des Nations unies afin de défendre sa candidature au poste de secrétaire général.
S’exprimant devant la presse à l’issue de cette audition, l’ancien chef d’État a insisté sur la nécessité de désamorcer les tensions internationales, notamment entre les États-Unis, Israël et Iran. Il a appelé à soutenir les efforts de médiation, en particulier ceux menés par le Pakistan, et à maintenir le cessez-le-feu en vue d’un accord durable.
« Nous n’avons pas besoin de plus de bombes. Nous n’avons pas besoin de missiles. Nous avons besoin de paix », a-t-il déclaré, résumant sa vision d’une gouvernance internationale axée sur la prévention des conflits.
Une vision globale sécurité-développement
Au-delà des crises immédiates, Macky Sall a insisté sur le lien étroit entre sécurité et prospérité. Il a plaidé pour une approche intégrée associant paix, développement, sécurité et droits humains, avec une attention particulière portée aux populations les plus vulnérables, notamment les femmes et les jeunes.
Sa candidature, soutenue par le Burundi, ne bénéficie toutefois pas de l’appui officiel du Sénégal ni de celui de l’Union africaine.
Quatre candidats sont actuellement en lice pour succéder à António Guterres, un nombre nettement inférieur à celui observé il y a dix ans. Parmi eux figurent notamment l’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Mariano Grossi, ainsi que la responsable du commerce onusien Rebeca Grynspan.
Désigné par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité, le futur secrétaire général aura la lourde tâche de redonner un rôle central à l’ONU dans la gestion des crises mondiales. Aucune échéance précise n’a toutefois été fixée pour l’annonce du successeur.
