Donald Trump a affirmé qu’un accord entre Israël et l’Iran était « imminent », estimant que les deux pays pourraient suspendre leurs hostilités pour au moins une semaine. Selon lui, les États-Unis seraient dans la phase finale d’un accord « très solide », susceptible d’être signé sous quelques jours, avec une possible ouverture rapide du détroit d’Ormuz.
Le président américain a soutenu que la pression exercée sur l’Iran, notamment via des mesures de blocus, serait plus efficace que les bombardements pour pousser Téhéran à négocier. Il a évoqué des frappes potentielles en cas d’échec, tout en insistant sur sa volonté d’éviter une guerre prolongée et meurtrière dans la région.
Sur le terrain, Israël et l’Iran ont annoncé une suspension partielle de leurs attaques après une nouvelle escalade militaire. Malgré cela, des échanges de frappes ont touché plusieurs sites stratégiques, notamment des infrastructures énergétiques et des bases militaires, tandis que les tensions s’étendent aussi au Liban et au Yémen.
« Si nous lançons des bombardements, ce que nous pouvons faire très facilement si nous le voulons, et que nous passons encore deux ou trois semaines à bombarder, [l’Iran] n’aura plus absolument rien, mais le détroit restera fermé pendant des mois », a déclaré Trump, affirmant que le blocus naval américain contre l’Iran « s’est avéré beaucoup plus efficace que les bombardements » pour inciter l’Iran à conclure un accord.
Trump, qui serait de plus en plus exaspéré par Netanyahou, a déclaré à Axios qu’il avait mis en garde le Premier ministre israélien contre les conséquences de la poursuite de la guerre. « Je lui ai dit : “Bibi, tu ferais mieux de faire attention, sinon tu te retrouveras bientôt seul” », a déclaré Trump.
Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, il a exigé que les deux camps cessent les « tirs », affirmant que les « négociations finales » en vue de la paix se poursuivraient « sous réserve que l’ignorance ou la stupidité ne fassent obstacle à leur déroulement ».
Dans ce contexte, les efforts diplomatiques se poursuivent en coulisses. L’Iran affirme rester ouvert à la négociation, tandis que plusieurs médiations internationales cherchent à contenir l’escalade. Le Pakistan et les Nations unies évoquent des discussions avancées visant à éviter une rupture totale du cessez-le-feu fragile.
Cependant, les positions restent contradictoires. Israël affirme conserver son droit à la riposte en cas d’attaque, tandis que l’Iran accuse les États-Unis d’être directement impliqués dans l’escalade. Les violences régionales continuent d’alimenter les craintes d’un embrasement plus large.
