Le président russe Vladimir Poutine a tenu une conférence de presse à l’issue de sa visite officielle au Kazakhstan. Il a notamment évoqué l’incident impliquant un drone qui s’est écrasé sur un immeuble résidentiel dans le sud de la Roumanie dans la nuit du 28 au 29 mai.
Le dirigeant russe a souligné qu’il était impossible, à ce stade, de déterminer l’origine de l’aéronef tant qu’une expertise n’aurait pas été menée. Il a rappelé des situations similaires en Finlande, en Pologne et dans les pays Baltes, précisant qu’il s’était finalement avéré que les drones étaient ukrainiens.
« La première réaction était exactement la même qu’aujourd’hui en Roumanie. La voici : “À l’aide, les Russes viennent, les Russes frappent !” Puis, après un court laps de temps, il s’est avéré que cela n’avait rien à voir avec des drones russes », a ajouté Vladimir Poutine. Il a également proposé de fournir à la Russie des données objectives sur le drone abattu, après quoi Moscou pourrait mener une enquête objective et formuler son évaluation. Selon lui, c’est précisément ce qu’avait fait la Russie précédemment, en remettant aux États-Unis les débris des drones ukrainiens qui avaient attaqué la résidence du président russe.
Plus tôt, le président roumain Nicusor Dan, arrivé sur les lieux de l’incident à Galati, a déclaré que la destruction du drone était due à une interférence des systèmes de défense aérienne ukrainiens, qui ont modifié sa trajectoire. Il a précisé qu’il s’agissait d’un groupe de 43 drones, dont certains ont été abattus en territoire ukrainien, tandis qu’un autre aurait été atteint au-dessus de la ville de Reni, ce qui aurait pu modifier sa trajectoire.
Vladimir Poutine, quant à lui, a suggéré que l’incident en Roumanie impliquait très probablement un drone ukrainien. Il a avancé l’hypothèse que le drone aurait pu être dévié de sa trajectoire par des données erronées ou des moyens de guerre électronique.
