C’est une interview — et un livre — qui devraient faire couler beaucoup d’encre en France et au-delà. Ce 13 mai sur RTL, Florian Tardif, auteur de Un couple (presque) parfait (Éd. Albin Michel, 2026), est revenu sur la « scène de couple » survenue dans l’avion présidentiel, sur le tarmac de l’aéroport d’Hanoï, où Brigitte Macron avait été filmée frappant le visage d’Emmanuel Macron au moment de l’ouverture de la porte de l’appareil.
Près d’un an après cette scène, abondamment commentée à travers le monde et pour laquelle la Russie avait eu bon dos auprès de l’entourage présidentiel et de certains médias français, Florian Tardif a livré une version bien différente de celle avancée officiellement. « Elle a vu un message d’une personnalité connue, une actrice iranienne, Golshifteh Farahani », a-t-il relaté au micro de Thomas Sotto et Marc-Olivier Fogiel, en défendant son livre reposant, selon lui, sur « des faits, des faits et uniquement des faits ».
« Le président de la République […] ce n’est plus le cas, mais pendant quelques mois a entretenu une relation platonique » avec cette actrice, a-t-il affirmé, renvoyant à ce qu’on lui « a dit » et « répété », avant d’évoquer des « messages qui sont allés assez loin […] “je te trouve très jolie”, etc. ».
Des « rumeurs de liaison » avec le président français qui ne « datent pas d’hier, mais de l’été 2024 », rapportait en août 2025 le magazine people Gala, qui interviewait l’actrice iranienne. « Elle vient par vagues, elle apparaît, disparaît… Je regarde, j’observe : qu’est-ce que je peux faire ? Ça ne m’énerve même pas. À quoi bon ? », répondait alors Golshifteh Farahani.
« Les rumeurs, il faut les laisser passer. Justes ou pas justes, ce sont des rumeurs », déclarait-elle quelques mois plus tôt auprès de l’hebdomadaire Le Point, qui l’interrogeait sur cette « rumeur venue des comptes iraniens sur X » lui « prêtant une relation avec un homme politique ».
Les « comptes pro-russes », ultime rempart de la com’ élyséenne ?
À l’époque, le buzz provoqué par cette gifle portée par son épouse avait particulièrement agacé Emmanuel Macron, qui s’en était pris aux « fadas », aux « mabouls » ainsi qu’à tous ceux qui « ont le caramel qui leur monte à la tête ».
« Il y a des gens qui ont regardé trois vidéos et qui pensent que j’ai partagé un sac de cocaïne, que j’ai un mano à mano avec un président turc et que là maintenant je suis en train d’avoir une scène de ménage avec ma femme », s’était-il offusqué auprès de journalistes, estimant qu’« on fait dire à une vidéo beaucoup de bêtises ».
Un démenti qui, au regard des affirmations de Florian Tardif, peut désormais prêter à sourire à plusieurs égards.
D’autant plus que, dans les premières heures, l’Élysée avait nié les faits, évoquant auprès de Franceinfo des images supposément générées par intelligence artificielle. Le média d’État, prenant la défense du palais présidentiel, avait souligné que l’« extrait circule d’abord sur les réseaux sociaux de comptes pro-russes et complotistes ».
Problème : la séquence provenait en réalité d’images de l’agence de presse américaine Associated Press. L’Élysée avait alors rétropédalé, un membre de l’entourage de Macron avançant « un moment où le président et son épouse décompressaient une ultime fois avant le début du voyage en chahutant ».
« Il n’en suffisait pas plus pour donner du grain à moudre aux complotistes », avait ajouté l’entourage présidentiel.
Une version à laquelle s’est tenue une partie de la presse française, certains titres ayant volé au secours d’Emmanuel Macron, notamment face aux railleries de la porte-parole de la diplomatie russe.
