Le président américain Donald Trump a annoncé la prolongation de trois semaines du cessez-le-feu entre Israël et le Liban, à l’issue de nouvelles discussions tenues à Washington. Dans un message publié le 23 avril sur la plateforme Truth Social, il a salué des échanges « très positifs », affirmant que les États-Unis poursuivraient leur coopération avec Beyrouth afin de « l’aider à se protéger » du mouvement Hezbollah.

Conclue la semaine précédente, la trêve devait expirer le 26 avril. Elle visait à mettre fin à plus de sept semaines d’affrontements entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran. Depuis le Bureau ovale, Donald Trump a indiqué que le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devraient être reçus prochainement à la Maison Blanche, dans le cadre des efforts diplomatiques en cours.
La réunion organisée à Washington constitue le premier échange direct de haut niveau entre responsables libanais et israéliens depuis près de trente ans.
Un cessez-le-feu violé
Malgré cette annonce, la situation reste fragile sur le terrain. Les deux camps s’accusent mutuellement de violations du cessez-le-feu. Le Hezbollah a mené des tirs de roquettes en représailles à des raids israéliens, tandis que l’armée israélienne affirme avoir intercepté ces projectiles.
Le Liban a, de son côté, dénoncé des attaques israéliennes ayant fait des victimes civiles, dont un journaliste, accusations rejetées par l’armée israélienne.
Sur le plan humanitaire, le conflit a déjà provoqué d’importants dégâts. Selon les autorités libanaises, plus de 2 000 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités, tandis que plus d’un million de personnes ont été déplacées à travers le pays.
