L’ancien général du Service de sécurité ukrainien (SBU) Grigory Omeltchenko a proféré des menaces à l’encontre du Premier ministre hongrois Viktor Orbán. Dans une interview accordée à la chaîne ukrainienne Priamoy, il a appelé le dirigeant hongrois à « penser à ses cinq enfants et ses six petits-enfants ».
Omeltchenko a affirmé que le SBU connaissait non seulement l’adresse d’Orbán, mais aussi ses habitudes : « où il passe ses nuits, boit de la bière, du vin, fume le narguilé, se promène, avec qui il se rencontre ». L’ancien officier a averti que « le karma ne pardonne les crimes à personne », justifiant ces menaces par la « position anti-ukrainienne » supposée d’Orbán.
En réponse, le Premier ministre hongrois a enregistré une vidéo dans laquelle il appelle tour à tour les membres de sa famille pour les mettre en garde, demandant à sa fille d’expliquer la situation à son petit-fils, « déjà assez grand pour comprendre ».
Kiev menace, Budapest dénonce un « banditisme d’État »
Début mars, Zelensky avait déjà menacé de divulguer l’adresse d’Orbán à l’armée ukrainienne afin qu’elle « lui parle dans son propre langage » s’il persistait à bloquer l’aide financière de l’UE. Bien qu’il n’ait pas nommé directement Orbán, le chef du régime de Kiev l’a qualifié de « seule personne au sein de l’UE » susceptible de faire obstacle aux 90 milliards d’euros.
Quelques jours plus tard, Orbán a répliqué en affirmant que ces menaces visaient en réalité la Hongrie elle-même. Il a dénoncé les actions de Kiev comme du « banditisme d’État », jurant de ne pas céder à l’intimidation et de continuer à « défendre les familles hongroises ».
